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mardi 3 janvier 2017

Finis terrae par Nathalie Stalmans

Synopsis
 
    Bruxelles, 1615. En plein cœur des prairies marécageuses bordant la Senne, Jérôme de Meester esquisse le tracé de la future rue Neuve. Finis terrae s’inspire de l’histoire des habitants du dernier témoin de cette époque, une maison quatre fois centenaire, classée, bordant l’artère devenue aujourd’hui la plus commerçante de la ville. 
    Capitale d’un « état-tampon » séparant les puissances ennemies, terre de passage où se croisent des armées errantes en quête de solde, des colporteurs, des comédiens et des peintres, des voyageurs et des émigrés de toutes les nations, Bruxelles, sous le régime espagnol, est convoitée, bombardée, ruinée, reconstruite. Les hommes y défendent âprement leurs privilèges, vénèrent les saints et se méfient de la religion, haïssent la France et copient Versailles, parlent en français, chantent en flamand, se saoulent avec philosophie et rêvent d’une société plus juste. Bruxelles, au XVIIe siècle, se cherche déjà une identité


Plus d'infos



Auteur : Nathalie Stalmans
Titre : Finis Terrae
Éditions : Terre de Brume
Genre : Historique
Pages : 288



https://booknode.com/finis_terrae._sous_les_paves,_l_enfer_01582655



Mon avis

    J'ai du lire ce livre dans le cadre du Prix des Lycéens de Littérature en Belgique et je dois bien avouer qu'il ne me tentait absolument pas. Je ne suis déjà pas fan des romans historiques à la base mais l'histoire d'une rue que j'ai dû arpenter deux fois tout au plus... autant dire que je n'en avais rien à faire. La seule chose qui m'intéressait un tant soit peu était le fait que, au moins, ça parle de mon pays et de sa capitale. Mon appréciation de ce livre a donc sûrement été fortement influencée par ce fait et pas uniquement par sa qualité.

    J'ai eu beaucoup de difficultés à entrer dans le livre et à comprendre le début de l'histoire car l'auteure cite énormément de noms, de lieux et de faits historiques que, pour la plupart, je ne connaissais pas. Heureusement, au fur et à mesure il y en a eu de moins en moins, ou alors ils étaient mieux expliqués, et j'ai pu finir par remettre les éléments en place pour comprendre la globalité de l'histoire même si je suis sûre que certaines choses m'ont échappées.

    L'histoire s'étend sur plusieurs générations et à chaque chapitre, le point de vue change et c'est un nouveau personnage qui prend le relais. Il est donc parfois difficile de ne pas se perdre dans l'histoire et de saisir les relations entre tous les personnages. Heureusement qu'il y a un arbre généalogique au début du livre (hélas je ne m'en suis rappelée qu'à la toute fin du roman). Bien que j'aie parfois eu quelques difficultés à suivre l'histoire, j'ai beaucoup aimé cette construction du récit.

    Certes, ce roman raconte l'histoire de la Rue Neuve. Cependant, j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas de but réel au récit  car la fin est très abrupte. Avec mes amis, on s'est demandé où voulait finalement en venir l'auteure car on a l'impression qu'elle aurait pu arrêter son histoire à n'importe quel autre moment du livre, ça n'aurait rien changé.

     Bien que le sujet du livre ne m’intéresse pas et que je n'aie pas spécialement pris de plaisir à le lire, je ne me suis pas ennuyée. Je me suis laissée porter par l'histoire et, bien que ce roman ne soit pas addictif, quand j'étais dedans, j'y étais bien.

    En conclusion, le thème de ce roman ne m’intéressait vraiment pas et j'ai parfois eu du mal à comprendre l'histoire. Cependant, je ne me suis pas ennuyée en lisant ce livre et j'ai bien aimé la manière dont l'auteure a construit son récit.

Ma note : 3/5

-Chanael-


dimanche 23 octobre 2016

Today we live par Emmanuelle Pirotte

Synopsis
 
    Décembre 1944. C'est la contre-offensive allemande dans les Ardennes belges. Pris de panique, un curé confie Renée, une petite fille juive de 7 ans, à deux soldats américains. Ce sont en fait des SS infiltrés, chargés de désorganiser les troupes alliées. Les deux nazis décident d'exécuter la fillette. Au moment de tirer, Mathias, troublé par le regard de l'enfant, tue l'autre soldat.
Commence dès lors une cavale, où ils verront le pire, et parfois le meilleur, d'une humanité soumise à l'instinct de survie.

Aucun personnage de ce roman palpitant n'est blanc ou noir. La guerre s'écrit en gris taché de sang. Une écriture efficace et limpide.




Plus d'infos


Auteur : Emmanuelle Pirotte
Titre : Today we live
Éditions : Le Cherche Midi
Genre : Historique
Pages :238








Mon avis


    J'ai lu ce livre pour l'école dans le cadre du Prix des Lycéens en  Belgique. Étant en train d'étudier la seconde guerre mondiale en histoire et sachant que c'est l'une des seules périodes de l'histoire qui ne m'ait jamais intéressée, c'est tout logiquement que je me suis dirigée vers cette histoire pour commencer. De plus, cela faisait longtemps que j'avais envie de lire un roman du point de vue d'un SS. Hélas, vu que l'allemand n'éprouve aucun remord, je n'ai pas trouvé ce que je recherchais de ce coté là.
    On aurait pu penser que le livre serait lourd vu le contexte historique mais, finalement, celui-ci n'est pas très présent. Certes, nous sommes entourés de soldats mais l'histoire se passe tout le temps dans le même lieu et, à partir de là, la guerre qui fait rage autour n'influence plus tellement la vie des personnages. Ils doivent simplement rester cachés. Personnellement, ce coté là ne m'a pas dérangée mais je comprendrais que ce soit le cas pour certains qui désirent se plonger dans l'époque.
    Le livre repose sur l'opération Greif qui se passe durant la bataille dans les Ardennes belges. Je n'en avais jamais entendu parler mais j'ai adoré découvrir cette "anecdote", qui n'en est pas vraiment une, de l'histoire. En effet, en 1944 certains SS allemands ont avancé sous couvert car ils avaient revêtu l'équipement américain et avaient appris à se faire passer pour des Alliés.
     De plus, comme je l'ai dit ci-dessus, les personnages sont très statiques dans ce roman. Alors que le résumé promettait une cavale, je les ai trouvé bien passifs.
     
    J'ai adoré l'écriture de ce roman car elle est fluide et légère : les pages se tournent toutes seules. Cette légèreté permet de diminuer la lourdeur de l'ambiance, du moins c'est comme ça que je l'ai ressenti, de la cave dans laquelle les personnages sont forcés de se cacher. 
     Je suis consciente que c'est un petit plus qui n'a pas grande importance mais j'ai beaucoup aimé voir les personnages parler wallon. Si ça n'avait été le cas , ça aurait été moins réaliste. Et puis, même si je comprends à peine cette lange, elle est très fleurie et plaisante à écouter. 

    Le gros point fort de ce livre est la relation extraordinaire entre Renée et Mathias. Je ne saurais pas la décrire mais l'auteure a dû faire un gros travail dessus car elle me semblait presque magique tellement elle était profonde, belle et pure.

    Finalement, le livre m'a beaucoup plu mais j'ai été un peu déçue que les protagonistes ne vivent pas plus d'aventure.

Ma note : 4/5

-Chanael-